Tristania - Rubicon
Napalm Records

Tristania existe déjà depuis 12 ans avec 6 albums studios. Originaire de Norvège, c'est un des groupes les plus importants dans son genre. Depuis 2007, la période du précédent album Illumination, le groupe a subi de nombreux changements de line-up et notamment au niveau de la chanteuse principale qui a été remplacée par l'italienne Marieangela Demurtas. Outre une voix féminine, Tristania a aussi un chant masculin pour les passages en death qui s'allient très bien ensemble.

Aimant le style gothic-metal avec un chant féminin et connaissant déjà le groupe, j'étais pressé de découvrir le nouvel album.

Le disque s'ouvre sur Year Of The Rat qui sera aussi le premier single (la vidéo est disponible sur youtube ou via le site officiel du groupe). La chanson s'ouvre sur un air de clavier qui m'a fait penser au thème principal de la musique du film Halloween. A noter que cet air de piano reviendra au cours de la chanson lors des passages entre le refrain et le couplet. Les guitares entrent en scène avant de laisser la place à la voix de la nouvelle chanteuse. Le style de voix n'est pas différent des groupes habituels dans le même genre (par exemple: Nightwish, Epica, After Forever…). Pas de voix masculine sur ce morceau, tout est mis en avant sur la musique et la chanteuse.

La deuxième plage Protection s'ouvre sur la distorsion des guitares avant un passage en clean accompagné de la douce voix de la chanteuse. Lors du refrain, on commence à deviner la capacité de celle-ci. Au trois-quart de la chanson, le chanteur intervient de sa voix à la façon death, accompagné de la chanteuse en voix claire. Aucun problème pour les discerner, aucun des deux ne fait de l'ombre à l'autre, tout se fait en harmonie.

Patriot Games est un morceau qui m'a directement plu dès la première écoute. Tout d'abord, par le rythme des guitares puis l'enchaînement batterie en double pédale et lorsque tout se calme, c'est le chanteur qui intervient et non pas en death, mais bien en voix claire avec son timbre profond. Il repassera en voix death accompagné de la chanteuse. A la moitié de la chanson, un violon fait son entrée avec en fond une batterie en double pédale et un solo de guitare, magnifique! Ensuite le refrain et un passage avec Marieangela qui chante, mais on dirait qu'elle s'adresse directement à l'auditeur.

Quatrième morceau de l'album, The Passing semble plus calme que les trois premiers morceaux. Son clean, peu de distorsion (même durant le refrain). A écouter comme une ballade. On devine le chanteur en fond, mais c'est la chanteuse qui domine sur cette chanson. Le violon refait son apparition durant le pont, instrument très bien utilisé sur ce cd et qui apporte une touche particulière à chaque chanson.

Exil, cinquième plage, voit le grand retour des distorsions des guitares, mais aussi du chanteur en voix claire. Contrairement à la chanson Protection vue précédemment, le refrain est assuré uniquement par Marieangela. Au milieu de la chanson, les deux voix seront à nouveau réunies et on pourra entendre la performance de la nouvelle chanteuse dans les aigus.

Encore un coup de cœur avec la chanson suivante Sirens. Un rythme lent sur les guitares, la voix puissante et claire du chanteur avec en fond Marieangela. Ensuite, c'est l'inverse, Marieangela. En fait, durant toute la chanson, ce sera un jeu entre eux d'alterner chaque passage avec l'autre en arrière-plan.

Vultures sonne un peu comme un morceau où on aurait un air hindou en arrière-plan. C'est un morceau particulier, le rythme dans les couplets est assez lent. Lors des refrains, il y a une brève apparition des guitares en distorsion et le passage refrain-couplet est fait au clavier avec l'air hindou en arrière plan. A noter que la voix sur le morceau est exclusivement masculine (claire et une partie en death au trois-quarts de la chanson).

On revient dans le style habituel du groupe sur Amnesia, un clavier, une guitare, un passage en violon et les chants masculins et féminins réunis sur le même air. Le chanteur monte dans les notes lors du refrain (seul). Lors du deuxième refrain, ils chanteront ensemble. C'est une chanson purement dans la gamme metal symphonique/gothic-metal habituel. C'est une belle ballade à écouter.

Avant dernière plage, Megical Fix s'ouvre sur un air qui me fait penser à un opéra, des voix hautes, un son de tambour. Ensuite, le morceau peut commencer au rythme de guitares accélérées. Cette partie se retrouvera lors des refrains. Durant le couplet, nous avons droit une partie guitare en accélérée accompagné de la voix du chanteur. Ici, le clavier a une forte présence qui instaure l'ambiance particulière. Un peu avant la fin, le death et la double pédale font leur apparition. Ça change totalement de l'air initial, mais on retombe bien vite sur le refrain. Un troisième coup de cœur.

Illumination clôt cet album par une ballade. Marieangela de sa voix sensuelle, claire, accompagnée du clavier nous emporte. Le refrain fait la place au chanteur de sa puissante voix. J'avoue qu'il se débrouille aussi bien en clean qu'en death et c'est agréable à l'écoute. Pas de remarque particulière sur ce morceau, il est idéal pour terminer cet album et il permet de mettre en avant chaque élément du groupe.

Si vous aimez le style metal symphonique/gothic metal avec un chant féminin, cet album est pour vous. Dans la veine de ses prédécesseurs et des groupes dans le même style, Rubicon nous offre quelques bonnes surprises. Je serai curieux de voir le groupe lors de leur passage au Metal Female Voices Fest en octobre en Belgique.

Greg